Il était une fois une Chinoise!

L’histoire de la fabrique nyonnaise de pâtes alimentaires Sangal SA

Illustration des paquets de pâtes La Chinoise

Illustration des paquets de pâtes La Chinoise – © Collection Archives de la Ville de Nyon

Pourquoi, la Chinoise ? Depuis des siècles les Chinois consomment des pâtes. Marco Polo les ramena en Europe au XIIIème siècle, plus précisément en Italie. De là l’opinion courante qui attribue l’invention des pâtes aux Italiens. Avec ce nom «La Chinoise» Sangal a voulu rappeler la véritable origine de cet aliment.

La troisième usine contruite en Champ-Colin en 1974

La troisième usine contruite en Champ-Colin en 1974 – © Collection Archives de la Ville de Nyon

Cette industrie nyonnaise n’a pas passé le cap du nouveau millénaire, elle a quitté Nyon en 1999. Etablie alors «en Champ-Colin» sur un site de 19’000 m2 proche de l’autoroute, elle dut sa création au processus de concentration de la branche des pâtes alimentaires à laquelle Sangal participa. Construite en 1974, cette  fabrique était l’une des plus modernes de Suisse, avec pas moins de 4 lignes de production. Sa situation lui permet de profiter de la proximité des voies autoroutières pour son ravitaillement et ses livraisons.

 

En-tête de la maison Sangal

En-tête de la maison Sangal – © Collection Archives de la Ville de Nyon

 En 1961 l’entreprise prend le nom de Sangal SA, une contraction de son ancien nom Sandoz-Gallet, pour suivre la mode des slogans courts et sonores.

En 1955, la société créa un de leur produit phare : les fameuses «nouillettes La Chinoise». La renommée de ce produit fut si grande que l’appelation «La Chinoise» devint une marque à part entière. Où ces pâtes étaient-elle produites ? Dans une usine  construite en 1884-1885, et qui se modernisa au fur et à mesure de l’évolution des techniques de production.  Elle côtoyait les voies de chemin de fer, derrière la gare à la rue des Marchandises.  M. Sandoz-Gallet, le nouveau propriétaire, avait choisi cet emplacement pour se rapprocher du rail, qui représentait alors l’avenir des transports.

 

La deuxième usine contruite en 1885, près de la Gare

La deuxième usine contruite en 1885, près de la Gare – Collection Archives de la Ville de Nyon

 

En-tête la maison Sandoz-Gallet vers 1955

En-tête la maison Sandoz-Gallet vers 1955 – © Collection Archives de la Ville de Nyon

 

La première usine située au bord du lac

La première usine située au bord du lac – © Collection Archives de la Ville de Nyon

La deuxième usine avait remplacé la première complètement détruite par un incendie en 1883. Le propriétaire d’alors, M. Boch-Lambert, découragé passa le relais à son neveu Sandoz-Gallet venu de la Chaux-de-Fonds. Le premier fondateur Charles-Auguste Favre développa son usine pendant vingt ans avant de la remettre. Cette première fabrique avait vu le jour en 1860, à Rive, au bord du Léman. A l’époque les transports s’effectuaient par voie lacustre, ce qui dicta cette implantation. L’usine livrait aussi bien en France qu’en Suisse.

En-tête de la première usine de pâte d'Auguste Favre

En-tête de la première usine de pâte d’Auguste Favre – Collection Archives de la Ville de Nyon

Pendant plus de cent ans on a fabriqué des pâtes dans notre ville. Elles étaient fabriquées à base de la semoule de blé dur. La culture de ce blé dur n’était pas possible en Suisse pour des raisons climatiques. Le Canada et les Etats Unis étaient leurs principaux fournisseurs. La mouture pour obtenir la semoule est produite par les moulins suisses, pour les pâtes «La Chinoise» la semoule provenaient des «Moulins de Cossonay SA» ou des «Moulins Rod SA, à Orbe». Si on peut toujours déguster des pâtes La Chinoise elles ne sont malheureusement plus fabriquées à Nyon.

Publicité des moulins Rod SA à Orbe

Publicité des moulins Rod SA à Orbe – © Collection Archives de la Ville de Nyon

En parlant des moulins Rod si vous cherchez un but d’excursion, dans les locaux de ces aniens moulins une association présente aujourd’hui leur histoire et celle de la région, de manière très conviviale. Consultez le site www.eau21.ch pour plus de renseignements.

Elisabeth Bourban

A propos de Elisabeth Bourban

Passionnée de recherche, l'archiviste de la Ville de Nyon partage avec vous ses découvertes sur le passé de Nyon - anecdotes, récits d'événements, photographies, extraits d’archives... - et vous invite à évoquer vos propres souvenirs.
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