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Clins d' œil de l'histoire
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2 septembre 2010

Les moulins à papier (suite)

Classé dans : De nos lecteurs — Elisabeth @ 15:27

Le moulin à papier de Bière.

La papeterie de Bière remonte à 1603 au moins puisque son fondateur est propriétaire, Hugue Teste, notaire et bourgeois de Rolle, obtient du gouvernement bernois un privilège pour le ramassage des “pattes” en date du 19 mai 1603. Ce privilège est semblable à celui qui a été accordé, comme nous l’avons vu dans l’article précédent, à Jehan Sardo. La papeterie de Bière est située sur l’Aubonne (eau bonne c’est à dire sans calcaire). Peut-être confie-t-il son entreprise à Claude Paquet, venu de l’Ain, et qui est mentionné en 1607 et 1610. (filigrane PC)

En 1643, Jean-Pierre Praye, de Lausanne, propriétaire de lap apeterie la vend à Messieurs Vauchy et Valier d’Aubonne, qui la revende en 1686 à  M. Franconis de Genève. En 1695, on trouve Thobie Giraud (filigrane) puis c’est son fils Jacques qui dirige la papeterie. Il semble qu’une fille Giraud épouse un papetier de Divonne nommé Caprony et qu’elle dirigera après la mort de son mari la papeterie qui fournira l’imprimerie De Felice à Yverdon.

moulinw22Vers 1730 les hoirs Franconis cèdent la papeterie à Mathieu Johannot de Morges (filigranes). Originaires d’Annonay, non loin de Lyon, les Johannot y possédaient des moulins à papier célèbre comme ceux des frères Montgolfier dans la même ville. Une des premières mongolfière était en papier. Après la révocation de l’Edit de Nantes, plusieurs membres de cette famille avaient émigré, les uns en Allemagne les autres en Suisse. Durant la période Mathieu Johannot, le nom de Burdet apparaît dans les registres de Bière, est-ce le gérant? Suzanne, une fille de Mathieu Johannot épouse Abram Marcel, qui devient propriétaire en 1775. Ce dernier s’associe à Antoine Reboul de Clarens et développe considérablement son entreprise. Il emploie jusqu’à 16 ouvriers c’est l’époque de l’encyclopédie d’Yverdon.

A la mort de Marcel survenue en 1793, Louis Frédéric Favre le remplace puis revend la papeterie à Daniel Calame et Christian Muller. Ce furent les derniers papetiers. La fabrication cesse vers 1837. Les bâtiments ont été détruits par un incendie le 25 février 1897. Seul le lieu-dit a subsisté “A la papeterie”.

Sources:
Henri Burnier, Bière, Ed. de la Thièle, Yverdon 1984
Louis Junod, Notes sur les anciennes papeteries vaudoises, dans Mélange d’histoire du XVIe siècle, BHV, 1970

Un commentaire »

  1. Bonsoir! J’ai lu vos articles autour du papier avec beaucoup d’intérêt. Vraiment c’est passionnant! Je viens juste de découvrir ce blog, et j’y reviendrai, c’est sûr!

    Commentaire par Danielle Axelroud — 25 décembre 2010 @ 20:43

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