Dès 1886, Gustave Falconnier, citoyen nyonnais, dépose un brevet “d’une application nouvelle du verre soufflé pour obtenir des matériaux de construction en verre”.
Qui était cet inventeur ?
Gustave Falconnier est né à Nyon, le 6 juillet 1845. Il fait des études d’architecture à Lausanne puis à Munich et finalement l’école des Beaux-Arts à Paris. De retour en 1870 à Nyon, il ouvre rapidement un cabinet d’architecte. Dès 1874 il entre au conseil communal, en avril 1878 il est élu municipal, il démissionne en janvier 1879 suit à sa nomination au poste de préfet. Seul son décès, le 10 avril 1913, mettra fin à don dévouement pour la cause publique.
Passionné par son travail, il inventa plusieurs techniques de mise en œuvre de nouveaux matériaux de construction: briquetage léger et économique, plancher armé et le plus spectaculaire la “brique de verre soufflé”
Fabriquée comme des bouteilles ces briques sont soufflées dans des moules en fer. Elles se présentent sous diverses formes. Elles sont fermées à chaud par un cachet de verre sur le trou de soufflure.
Elles constituent ainsi une double fenêtre, par le matelas d’air enfermé entre les parois, d’où une qualité d’isolation contre le froid, le chaud et le bruit. Elle offre une alternative à la fenêtre pour donner du jour dans les passages, les escaliers, surtout dans les pays où existent un impôt sur les portes et les fenêtres. Leur propriété d’être mauvais conducteur de la chaleur recommandera l’emploi de ces matériaux pour les établissements frigorifiques et les serres. Falconnier nous dit “Ces serres se font sans fer, sont d’un prix égal aux serres ordinaires, elles ont encore l’avantage de résister à la grêle.”
L’inventeur dépose des brevets à travers toute l’Europe, et même aux Etats-Unis où pour promouvoir son invention il participe à l’exposition universelle de Chicago “World’s Columbian Exposition” en 1893. Il y obtient même une médaille d’honneur pour son invention. Le certificat qui lui a été remis à cette occasion est déposé aux Archives communales.
Pour présenter les possibilités de son invention, Falconnier a même érigé un petit pavillon en briques de verre devant le grand pavillon de l’horticulture.

Vue du pavillon Falconnier, à droite, à l'exposition universelle de Chicago, en 1893
De nombreux exemples de mur en briques de verre sont visibles dans l’ancienne maison située rue de Rive 24, ancienne demeure du préfet Falconnier. Il a su agrémenté son intérieur en le garnissant à maints endroits des entrées de lumière grâce à son invention.
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Il a eu un fils, professeur et géologue réputé, auteur d’études sur des barrages importants (Dixence, Assouan et d’autres dans le monde entier)
Commentaire par V. Allamand — 28 décembre 2009 @ 20:23
Flaconnier avait construit à Nyon un pavillon de jardin, situé en amont du mur qui tourne de la rue de la Porcelaine pour descendre à Rive. Edifié vers 1900, ce pavillon existait encore en 1980 et présentait la démonstration complète des modules et couleurs de la “brique de verre” Falconnier.
[...]
Il reste dans le périmètre Promenthoux-Genève de nombreuses cloisons construites en briques de verre selon les brevet Falconnier. Il serait souhaitable d’en commencer l’inventaire.
Les plus beaux exemples connus de l’usage de la brique Falconnier se trouvent à Paris où les architectes Hertor Guimard et Auguste Perret en ont usé à la fin du XIXe siècle et avant la guerre de Quatorze.
Commentaire par gubler jacques — 2 février 2010 @ 21:17
Dès le 1 janvier 2009 – je fais mon thèse (phd) sur la dalle et les briques de verre. Bien que j’ai trouvé beaucoup d’informations sur le personnage Gustave Falconnier et les techniques de faire les briques, j’ai l’impression que la Suisse contient encore plus d’information. Je serai heureuse pour tout aide! Merci!
Dra. K. De Vis – Artesis University College of Antwerp – Belgium / Conservation Studies
Commentaire par Kristel De Vis — 16 février 2010 @ 11:35
Je voudrais signaler à la communauté scientifique qu’en qualité de propriétaire d’une ancienne ferme à Prangins, je suis responsable de l’entretien et du destin d’une véranda composée de verres Falconnier (environ 1500 unités) du type cubique qu’on peut aussi voir à la villa Bergeret de Nancy. Invisible de l’espace public, cette véranda n’est sans doute pas répertoriée. Je suis notamment à la recherche de verres de réemploi pour compléter les manques. J’en suis arrivé à la conclusion que la dégradation des verrières tient à un problème technique qu’il serait possible de résoudre, mais qui est la cause que la plupart des exemples que je connaissais dans le secteur ont disparu. Les verres implosent sous l’effet de la dilatation, car les briques ont été hourdées au ciment. Je croyais jusque récemment qu’il fallait invoquer le gel, mais force est de constater que celle des trois façades de ma véranda qui est la plus dégradée est celle qui est le plus exposée au soleil (façade sud-ouest). Je serais heureux de montrer cette véranda à qui le souhaite.
Commentaire par Jean-François Cabestan — 21 août 2010 @ 10:55
Merci pour ces informations. Suis à la recherche de renseignements sur un autre type de briques de verre : Marke Faust (Allemagne). Quelqu’un peut-il aider? Merci.
Commentaire par Guy PROTIN — 23 octobre 2010 @ 10:23
Bonjour, j’ai en ma possession quelques briques en verre falconnier, quelqu’un est-il interessé ?
Commentaire par REINBOLD — 13 mars 2011 @ 19:36